Le Temps Qui Passe

11 juillet 2013

Le temps qui passe
Nous laisse flous et incertains
Pas de promesses sans lendemain
Sans souvenirs que rien ne chasse

Le temps qui passe
Brise comme lame sur les rochers
l’enfance et sa naïveté
L’avenir est une triste impasse

Le temps qui passe
Tueur d’espoir, voleur de vie
Les regrets restent quand meure l’envie
De surmonter ce qui nous casse

Le temps qui passe
Enchaîne notre liberté
A des personnes et des idées
Plante des barrières que rien n’efface

Le temps qui passe
Jeu si dur aux règles fatales
Suis-je libre ou juste vassal
Des événements qui me tracassent ?

Le temps qui passe
Est un torrent que rien n’arrête
Nous sommes brindilles dans la tempête…
A qui pouvoir demander grâce ?

Montres Molles, Dali

Fou comme l’océan, dans la rage de l’ouragan
Fou comme un papillon de nuit, amoureux d’une bougie

Fou comme le vent, comme un enfant, comme si jamais auparavant
On n’avait invoqué la raison pour faire taire nos passions

Esprit sauvage et indompté,
Porté par un souffle irréel,
A quoi t’es-tu donc enchaîné,
Qui t’a volé ton étincelle?

Fou comme une flamme vacillante dans l’ombre d’une porte grinçante
Fou comme une larme dégringole au milieu de ceux qui rigolent

Fou comme cette plainte hurlée, est-ce une insulte ou un regret ?
Trop étouffée dans la poitrine elle a vibré sur les collines

Esprit malade et tourmenté…
Quand il t’avait poussé des ailes,
Quelle tristesse de te voir ramper.
Ranime l’éclat de tes prunelles !

Fou comme l’oisillon osant son premier bond
Fou comme un amoureux risquant son doux aveu

Fou comme la jeune primevère survit aux rudes nuits d’hiver
Chétive dévote en sommeil attendant pieusement le soleil

Esprit vulnérable mais si fier
Éveille ta force et ta gaieté
Ne tient qu’à toi que sur cette terre
L’on rêve encore de liberté.

L’ENDROIT

22 avril 2013

Une nouvelle oeuvre du Poëte, soumise à votre indulgence et votre imagination.

C’était un endroit béni
Où la vie n’était que lumière
Où la mort n’était plus frontière
Ils l’avaient nommé paradis

C’était un endroit sacré
Où les hommes étaient enfin libres
où les hommes étaient enfin ivres
Car ils l’avaient tant désiré

Que les pages arrachées au monde
N’étaient que chiffons de papier
Face au rêve d’éternité
Qu’ils faisaient sur la grève blonde

C’était un endroit pour eux
Ils y trouvèrent ce qu’ils cherchaient
En vécurent de par ses bienfaits
C’était un endroit pour deux.

Lettre dans la tempête

22 avril 2013

Je saurais pas comment te dire
C’est pas d’la déprime, c’est pire.
J’ai l’impression d’étouffer
Et j’me sens prêt à pleurer.

J’voudrais qu’une tempête balaie
Mes jours moroses et sans attraits!

Mais malgré mon coeur qui se serre
Je te dis : « Hé, faut pas s’en faire! »
Pourquoi? Je n’sais jamais pourquoi,
J’voudrais parler, je reste coi.

J’veux une tempête dans ma caboche
Pour dégager tout ce qui cloche!

J’ai les larmes dans les starting-blocks
Et ma bonne humeur qui débloque…
J’ai toujours eu d’la joie à l’âme,
Ce soir le vague éteint ma flamme.

Et dans la tempête ma barque coule
C’est au chagrin que je me soûle.

Et t’as bien vu que je riais bête,
Bien trop bruyant pour être honnête,
T’as bien vu que mes yeux fuyaient
Les questions muettes que tu posais.

C’est une tempête d’hypocrisie
Mais malgré ça tu as compris.

Dans mon silence je m’égare,
J’attends, comme sur un quai de gare,
Un train pour m’emm’ner vers nulle part
Sans dire à personne que je pars.

Comme une tempête m’emporterait
Faire prendre l’air à mes regrets.

Je reste là et je n’dis rien.
J’attends cette voix qui m’dirait « Viens »
Mais seul l’écho de ma tristesse
Ose répondre à ta tendresse.

Pas de tempête à l’horizon
Car mes pensées sont ma prison.

curls of breath

When I woke up more dead
Than I was yesterday,
I thought it was odd
To realise I had been
Alive to go to bed.

Errance

31 janvier 2013

J’suis perdue, j’suis perdue

Le monde est un bel inconnu

Plein d’promesses il m’est apparu

Si séduisant que je l’ai cru

Je pensais m’y être fait une place

Être de celles que rien ne casse

Fière de mon reflet dans la glace

Et voilà que tout me dépasse

              J’suis pommée, j’suis pommée

              Tant d’égoïstes m’ont blessée

              On cherche, jamais rassasiés

              A toujours plus posséder

              Ne trouverai-je jamais quelqu’un

              Pour me guider sur ce chemin

              Quelqu’un d’honnête, de fort, de bien

              Ardent soldat du bien commun

                               J’suis dans l’erreur, j’suis dans l’erreur

                               J’voudrais bien trouver le bonheur

                               Seulement j’sais même plus l’fond d’mon coeur

                               Aucune certitude ne demeure

                               A quoi accrocher mes amarres

                               Quand même mes pensées se barrent

                               Et m’abandonnent dans ce trou noir

                               Chaque nuit je noie mon cafard

                                                    J’me sens triste, j’me sens triste

                                                    Je sais même pas pourquoi j’existe

                                                    J’voudrais rien qu’un indice, une piste

                                                    Au moins être sûre qu’il faut qu’j’insiste

                                                    Qu’on finit bien par être heureux

                                                    Que s’accrocher à cet enjeu

                                                    C’est pas qu’du vent, c’est pas qu’du feu

                                                    Qu’existe encore le merveilleux…

Hantises – 1

11 janvier 2013

blurry

La rue m’accueille ; je m’évase jusqu’au ciel,
Me borde de façades et flaques de lumière,
M’écoule linéaire par les semelles.
Je suis sans fin, je suis sans nom sur les pavés.

J’ondoie remous dans le sillage des passants,
Songe délayé aux pastels de l’horizon.
Mon visage, ce matin, n’est pas le mien.

Je m’avance corps visité par l’inconnu,
Les yeux plissés en demi-lune et le sourire
D’un autre sur mes lèvres, tiède et familier.
Serait-ce un bien-aimé qui m’habite aujourd’hui ?

Rejailli de la lie tendre des souvenirs,
Il peuple mes gestes tandis que je m’éploie
Vif en crête de vague attiser sa présence.

Pourquoi voudrais-je jouer sur du papier à musique. Franchement, quand j’étais petit, je ne me souciais pas de comment apprendre ces fameux morceaux. Certes, je les apprenais, mais jamais je n’aurais pensé à les apprendre sur du papier. La première fois que j’en ai vu, on aurait dit une leçon mais, heureusement, je savais à peu près à quoi ça ressemblait car maman ne jouait jamais sans sa partition soi-disant parce qu’elle n’a pas une assez bonne mémoire.

Ces fameux morceaux, on aurait tous pu les inventer d’une manière différente, tout sauf de la LECTURE sur papier. Le papier, la torture de la lecture, en plus, dès qu’un nouveau morceau se découvre, la lecture ressurgit. On en fait à chaque cours, pour le déchiffrage ou autre, mais ça ne s’arrête jamais. Je vous parle au négatif car je, et peut-être vous aussi, n’aime pas la lecture. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut la détester pour autant, elle peut-être utile à la fluidité de l’apprentissage.

PS: Nous ne remercierons jamais assez nos professeurs pour nos LECTURES incessantes.

j’adore chat d’or

27 décembre 2012

Ses yeux brillent comme brillerait de l’or

Ses pas silencieux mais alors

Sa peau vaudrait plus que de l’or

Ce bel animal mais encore

Si souple qu’on voudrait son corps

Pourquoi le caresser alors

Il existe un chat d’or?

Aux yeux beaux comme de l’or?

Qui vaut plus que de l’or?

Repondez au numero d’or!

                                                        Clemen

Multifoliate

6 novembre 2012

Old pilgrim on the sand,
You question our footsteps
Yet how can an answer grow
In the desert between

The sealed weave of our selves?
You prod with a curious eye.
We cannot reach across worlds
Though unfurling our palms

Towards ever remote suns
We blossom along the way,
Our seeking hands the only fruit.

We live, motes of mankind,
a-leaf – and this, old snail,
Is our lushest hope.